Chroniques ecclésiastiques — Numéro 19

Après une absence plus longue que prévue en raison d’un déménagement, nous prions nos chers lecteurs de bien vouloir excuser ce hiatus dans la livrée des Chroniques ecclésiastiques.

Du baiser de paix
d’après le Rational des Divins Offices
de Mgr Guillaume Durand

 

La paix donnée en se baisant a toujours été le signe d’une vraie amitié entre personnes égales, et c’est la manière dont se la donnaient autrefois les chrétiens, qui se regardent tous comme frères.

Toutes les personnes du même sexe se donnaient mutuellement le baiser de paix, les hommes de leur côté et les femmes du leur. C’était même la principale raison pour laquelle la place des hommes étaient séparée de celle des femmes, afin que ces baisers ne pussent être que des signes d’une charité toute pure et toute sainte.

Les apôtres avaient recommandé ce saint baiser (Rom., xvi, 16), et l’on voit dans saint Augustin de quelle manière et pour quelle raison cela se faisait :

« Après l’oraison dominicale, on dit : La paix soit avec vous, et les chrétiens se donnent les uns aux autres le saint baiser ; ce n’est là qu’un signe de paix. Ce que les lèvres représentent doit avoir son effet dans la conscience, c’est-à-dire que, comme vos lèvres s’approchent de celles de votre frère, votre cœur doit se tenir uni à son cœur. »

L’Église a souvent demandé que cette cérémonie se fît saintement, et que l’union des lèvres, sur lesquelles les personnes sincères portent leur cœur, fût une image sensible de l’union de leurs cœurs et de leurs âmes. L’ancien Missel des Goths et le Missel gallican, avant Charlemagne, demandaient que « le baiser qui se faisait sur les lèvres se fît dans l’âme et demeurât dans le fond du cœur. »

Plus tard, dès le XIIIe siècle, on introduisit l’usage d’un instrument qu’on appela osculatoire, la paix, la table de paix, le symbole de la paix, pour les fidèles.

Osculatoire du XIXᵉ siècle.

Dans le rite romain, le clergé seul a conservé une partie de l’ancien usage en s’embrassant, et l’on s’est contenté de présenter au peuple l’osculatoire.

2 thoughts on “Chroniques ecclésiastiques — Numéro 19”

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