Chroniques ecclésiastiques — Numéro 22

ANNONCE — En raison d’un déplacement vers de lontaines contrées, l’équipe des Chroniques ecclésiastiques sera absente pendant deux semaines.
Les Chroniques ecclésiastiques reprendront le samedi 18 août.

 

L’affaire Mortara

 

Ce nom de Mortara est probablement inconnu du plus grand nombre aujourd’hui. Seuls quelques curieux des affaires qui ébranlèrent l’Église catholique au XIXe siècle l’ont déjà rencontré.

Permettez donc de dresser ici un rappel des faits.

Edgardo Mortara naquit à Bologne en 1851, qui alors faisait partie des Possessions pontificales.

Edgardo, originaire d’une famille juive, était un enfant égrotant. Tandis que son état de santé se détériorait et que sa vie était menacée, sa nourrice catholique entreprit de l’ondoyer.

Comme nous le vîmes dans le précédent numéro des Chroniques, la nourrice agit en conformité avec la loi divine autant qu’ecclésiastique.

Cependant, le garçonnet, désormais racheté par le Sang du Christ et membre du Corps mystique, survécut.

Là commence l’affaire Mortara.

En effet, comme nous en parlâmes précédemment, le baptême nous agrège à la grande société de l’Église. Comme celle-ci ne veut pas que les dons reçus ne fussent perdus ou gâchés, la Police pontificale adopta une attitude qui peut paraître surprenante à l’esprit du moderne :

elle soustrayait l’enfant à la garde de ses parents juifs pour le placer dans une famille catholique afin qu’il fût élevé selon les préceptes que le baptême impose.

La presse d’alors fit des gorges chaudes de cet enlèvement. Les États limitrophes — quoique catholiques — mais tous confits de modernité et partisans du Risorgimento, en profitèrent pour flétrir les États pontificaux, ne les considérant que comme une sorte d’intolérable survivance médiévale.

Si cette affaire est certes anecdotique, elle nous renseigne néanmoins sur l’importance que l’Église attache au baptême, et de la nécessité impérieuse qu’ont ceux qui eurent la grâce de recevoir l’ondée salvatrice de vivre selon la loi divine.

Tout ceci pour dire qu’on ne saurait baptiser à la légère, pour de trop humains motifs, comme c’est hélas souvent le cas. Le prêtre doit en effet s’assurer que le baptisé vivra selon les préceptes du Christ, ou, si c’est un nourrisson, que les parents élèveront l’enfant dans la foi chrétienne.

Edgardo Mortara, devenu Pio Mortara, à droite, devint finalement prêtre.

2 thoughts on “Chroniques ecclésiastiques — Numéro 22”

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