Un commentaire pour le temps de Carême — Chroniques ecclésiastiques 1

« Qu’il ne vous semble pas vain de vous lever à l’aube, avant que la lumière ne surgisse,
car Dieu a promis la couronne à ceux qui veillent. »

Tels sont les mots que l’Église met sur les lèvres du clergé lors de l’Invitatoire du temps de Carême.

Autrefois, le divin Office commençait au milieu de la nuit. Les moines interrompaient en effet leur sommeil vers minuit et commençaient les Matines avec l’Invitatoire qui — comme son nom l’indique — est le premier verset invitant à la prière.

Les moines chantaient et récitaient l’Office jusqu’aux alentours de deux heures du matin, puis retournaient à leur couche.

Ainsi, l’Église nous rappelle cette grande vérité : que Dieu réserve une grande récompense à ceux qui sacrifient de leur temps à la prière et à l’adoration.

Symboliquement, la nuit représente l’ignorance, le mal, l’empire de Satan sur le monde.

Lors donc qu’une âme prie dans l’obscurité, c’est-à-dire veille, les ténèbres sont en quelque sorte chassées par un rai de lumière divine.

Cette prière préfigure la lumière diaphane qui accompagnera le retour du Christ en majesté, vers la fin des temps. Cette lumière sera telle qu’elle dissipera toute nuit et toute ombre.

Si donc nous veillons, si nous sommes prêts à nous faire violence pour accorder du temps à Dieu quand même notre nature regimbe, nous sommes assurés que Notre-Seigneur se plaira à ceindre nos chefs d’une couronne éternelle.

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